Guilde Destruction WAR sur Har Ganeth

Le seul ordre acceptable est celui qui restera après notre passage...Tremblez, nous allons vous écraser sous nos bottes, chiens !
 
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 Kelen Sombrefolie

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Sombrefolie
Ordre de la Destruction


Nombre de messages : 106
Date d'inscription : 08/08/2008

MessageSujet: Kelen Sombrefolie   Lun 11 Aoû 2008 - 23:31

Né en l’an damné des dieux deux mille trois cent cinquante six de l’âge des Hommes dans un faubourg quelconque d‘Har Ganeth, Kelen dit « Sombrefolie » est issu d’une famille aisée dont la figure paternelle, Kelen Glaivabrupt, est un capitaine corsaire dévoué au Roi-Sorcier et le petit-fils de l’un des généraux ayant initialement pris part à l’orchestration du siège d’Anclan qui se termina en une débâcle. Quant à sa mère, Yoheslynn Espritvigoureux, elle est la fille bâtarde d’un lieutenant Exécuteur, lui-même petit fils d’une Furie et donc, par extension, de Khaine. Dès que Kelen atteignit ses quinze ans, son père dépêcha un pédagogue de Naggarond reconnu par ses pairs et le chargea d’assurer l’éducation militaire, spirituelle et religieuse de son fils cadet, alors considéré comme agréable et loyal. Quand il eut fini d’apprendre quelques rudiments de magie noire -son père était un opposant aux Couvents de sorcières- et tout simplement l’art du combat, Kelen enleva son percepteur et ils se retirèrent dans un des nombreux égouts skaven parsemant la terre du Grand Froid.

Quand Glaivabrupt découvrit son fils, il découvrit avec une horreur mêlée à de la fierté le corps de l’esclave dépecé par le jeune éphèbe qui semblait, quant à lui, avoir jouit dans la chair décomposée de son précepteur. Une fois à la surface, Kelen déclara que son unique Dieu, Khaela Mensha Khaine aux Mains Sanglantes, lui avait « insufflé de mener à bien Sa Grande Tâche car telle était Sa Volonté ». Glaivabrupt intrigué par la folie de son fils, lui attribua le surnom de « Le fol et sombre Kelen » à sa progéniture et l’enrôla comme cadet de marine dans son arche noire. Très vite, il se fit remarquer pour sa violence particulièrement exacerbée au combat et sa brutalité vis-à-vis des prisonniers. Bien que Druchii, certains de ses camarades de mer eurent du mal à cautionner tant d’indiscipline et de violence injustifiée envers les autres matelots et décidèrent que bientôt, ils tenteraient de le jeter à la mer. Hélas, ils échouèrent au dernier moment car Kelen décida d’user du pistolet nain qu’il avait obtenu lors d’une razzia sur les personnes qu’il considérait comme étant indignes de fouler le sol du Vieux Monde. Les comploteurs, en somme.

Bien qu’il se révèle particulièrement apte à mener des troupes au combat, l’Armada ne pouvait plus tolérer ce genre d’exactions et, lors d’un grand « nettoyage » au sein de l’Arche, les assassins recrutés pour l’occasion par l’amiral ôtèrent la vie à tous les subordonnés de Kelen inféodés à l’Amiral, et donc au Roi-Sorcier Malékith sans tuer le fol et sombre Kelen. Cependant, la part de disciple de ayant subsisté virent en cette attaque envers leur communauté un avertissement et cessèrent alors tout contact avec leur ancien père spirituel. Quant à Kelen, il vit dans cet acte une agression envers son Dieu et une grave hérésie méritant d’être punie. Khaine lui susurra alors -une fois encore, d’après lui- à l’oreille qu’il avait son entier accord pour « faire consumer cet horrible foyer d’impiété ». Sans se faire prier, il mit le feu au navire et s’enfuit à bord d‘une petite barque individuelle. Quand il jeta un dernier regard sur l’arche en ploie en flamme, il ne put s’empêcher d’émettre un rire affreux de plaisir à l’idée que son géniteur était lui-même dans ce brasier infernal. Le lendemain matin, la forteresse navale sombra dans les profondeurs de l’océan, n‘ayant résisté aux flammes la dévorant.

Il erra alors pendant des semaines sur les mers au climat glacial du Grand Océan, se nourrissant exclusivement de poisson et de leur sang, avant d’échouer sur une plage à proximité de Copher, en Arabie. Découvert par quelques rustres nomades du désert en passage sur la côte, il les persuada à l’aide de sa magie noire qu’il n’était rien d’autre qu’un émissaire du sultan d’El Kalabad. Les nomades, ne possédant ni la culture ni l’intelligence nécessaire pour dissocier un Arabien d’un Elfe Noir, crurent en ses mensonges et l’accueillirent au sein de leur tribu comme un prince de sang. Il séjourna chez eux comme l’aurait fait le plus vulgaire des parasites, jouissant des privilèges octroyé aux émissaires venant des cités du désert. Cependant, il dut couper court à son séjour de délices et de plaisirs quand le groupe de caravaniers furent arrivés à proximité de la ville dont il se disait originaire, de crainte d’être démasqué et sauvagement assassiné. Cette fois-ci, il fit usage de sa magie prohibée pour arracher l’essence spirituelle de ses hôtes. Il sacrifia par ailleurs les cœurs de ses victimes à Khaine, pour s’accorder sa clémence.

Cependant, le vol d’esprits qu’il venait de pratiquer eut des effets désastreux sur Kelen. En effet, au fur et à mesure que les jours passaient, les spectres de ses victimes vinrent ronger l’âme de Kelen, accentuant gravement les effets de sa folie pour la rendre chronique. Désormais, les voix supposées de Khaine se firent entendre constamment, sans qu‘il n‘ait de repos. Aussi, la lutte menée par les différents esprits pour se libérer de l’emprise de l’âme spirivore de l’Elfe Noir eut également pour conséquence que son corps éprouve les répercussions de son avidité : toute sa masse musculaire fondit en très peu de temps et les cellules de certains de certains de ses membres dégénèrent, mutant à l‘image de ses possesseurs. Ainsi, son œil droit devint vert, son œil gauche bleu, ses cheveux blonds et ses lèvres rouges. Pour éviter que ses dégénérescences n’atteignent tout son corps, il arracha ses deux yeux et les remplaça par deux boules d’énergie pure. Il rasa entièrement ses cheveux, pour éviter d’avoir la même crinière que ses ennemis Hauts Elfes et, ne pouvant s’arracher les lèvres, il se résigna à les conserver ainsi.

Affaibli mais néanmoins pas entièrement détruit, il décida de se rendre à Zandri, sachant qu’il serait probablement reçu par les marchands attendant les caravaniers d’une manière fort peu civile s‘il se rendait à El Kalabad. Hélas, quand il arriva aux portes de la cité de Zandri, il eut la mauvaise surprise de rencontrer les marchands ayant été mis au courant par des Mages issus de l’Empire qu’une tempête de magie s’était déroulée dans le désert et que des actes innommables y avaient été accomplis. Ces marchands, comprenant aisément que la marchandise était perdue, demandèrent néanmoins des explications à l’Elfe dont l‘existence leur avait été relatée lors d‘un parchemin envoyé via les airs. Estomaqué par le contenu hyperbolique des dires des Mages -il n‘avait en aucun cas la force nécessaire pour faire vibrer la magie ainsi-, il prétexta une tempête due aux récents Vents du Chaos provenant des Désolations Australes et ajouta vivement que les survivants de la catastrophe avaient été, quant à eux, déchiquetés par les chiens qui étaient censés assurer leur protection. Quand ils lui demandèrent les raisons de sa survie, il expliqua clairement que, étant membre de la race elfique -sans pour autant préciser laquelle-, il avait pu dominer l’instinct des chiens quand ils étaient sur le point de le manger. .Les mages, conscients de la spécifié des yeux de Kelen, n’eurent malgré tout pas le temps de demander la raison de la texture de ses yeux. Ils furent interrompus avant.

En effet, à quelques lieux de là, une immense vague submergea le port de la cité. Hélas, ce n’était pas seulement le début car, une demi-douzaine de secondes plus tard, on pouvait clairement entendre un bruit assourdissant, une sorte de musique funèbre provenant de la mer. Ce son, qui semblait être familier à Kelen, n’était en réalité rien d’autre que l’annonce de l’arrivée des Elfes Noirs. Brusquement exalté par cette arrivée, il donna un violent coup de pied sur la poitrine du marchand et s’élança en direction du port, ayant entre temps dégainé son épée. Quand il arriva sur place, ses sens entrèrent en ébullition. Le sang, brutalement répandu, excita le jeune elfe qui, à défaut de le boire, s’engagea à en faire couler plus. L’euphorie provoquée par le combat atteint son paroxysme à l’arrivée des milices et de la garde régulière de la ville car, bien qu’en surnombre, ils furent tous massacrés par les corsaires Druchii d’une manière fort sanglante. Peu avant qu’ils ne pénètrent dans les masures des pauvres gens pour en faire des esclaves, Kelen se saisit d’une cape en peau de dragons et s’entoura d’elle. Il s’intégra discrètement dans un escadron d’Elfe Noir en tant que simple exécutant. Une fois que le sac de la ville et que son pillage furent terminé, les corsaires accompagnés de Kelen retournèrent à leur Arche.

Il ne fallut toutefois pas beaucoup de temps aux Corsaires pour découvrir l’imposture de Kelen. Seulement, un lieutenant Corsaire chargé du recrutement des troupes avait remarqué le singulier talent de Kelen et l’invita à prendre une audition auprès de lui. Kelen, dans sa folie, refusa l’offre et préféra provoquer l’imposant guerrier en duel. Mais, Kelen ayant perdu beaucoup de sa force et de sa vigueur au cour du massacre des Déserts d’Arabie, il ne fit que perdre d’une manière fort lamentable le duel. Cependant, avant que son adversaire ne lui assène le coup fatal, Kelen vomit l’essence spirituelle accumulée sur le Corsaire qui, déstabilisé, recula d’une douzaine de pas. Profitant de la confusion de son adversaire et de l’étonnement des gardes, il défonça la porte de bois de la cabine du capitane et galopa en direction des petites frégates individuelles. Il sauta dans l’un des petits navires et trancha la gorge de son occupant, avant de la mettre à la mer. Une fois éloigné de l’arche, il arracha les deux yeux de la dépouille du Druchii et se les enfonça dans les globes oculaires. Etrangement, ceci n’eut guère d’effet secondaire sur l’organisme de Kelen si ce n’est le recouvrement de la vue. Quand la distance séparant l’arche de la frégate dépassa les trois lieues, Kelen se laissa voguer au gré des vents comme il l’avait fait quelques années auparavant. Au bout d’un mois et demi, il arriva au port de Lucini, en Tilée. Là-bas, il rejoignit un groupe de mercenaires se disant bretonniens en partance vers Cathay et Inja. En échange de leur protection, il leur offrit sa cape en écailles de dragon.

Quand ils arrivèrent à Barak Varr, ils furent confronté à une attaque d’orques sur la ville. Fort heureusement, Kelen n’ayant pas été incité par « Khaine » à participer à l’attaque, ils quittèrent discrètement la ville via un souterrain puis embarquèrent sur le « Feu le Roy et son Griffon », un navire silencieux mais tout de même bien armé. Ils voguèrent pendant plusieurs semaines sur les Rivières de Sang jusqu’à arriver aux alentours de ce qui était autrefois le joyau de l’Empire Nain, Karak aux Huit Pics. Ne passant pas par la citadelle en état de siège par une Waaaagh !, ils empruntèrent discrètement le Col de la Mort. Ne se déplacant que la nuit, ils durent se soumettre à la plus grande prudence pour éviter d’être attaqué par les nombreuses bandes de guerre chaotiques, ogres ou orques. Quand ils arrivèrent enfin aux Terres Sombres, Kelen se sépara du groupe. Avant de les quitter, il alluma un feu dans leur petit campement pendant que ses anciens camarades de voyage dormaient pour rameuter les bandes de guerre. Satisfait, il patienta calmement derrière un petit rocher, attendant que ses anciens protecteurs décèdent pour aller les sacrifier. Il ne fut pas déçu. Une heure après qu’il eut allumé le brasier, des orques débarquèrent et ravagèrent le havre qu’ils s’étaient aménagés, tuant et pillant tout ce qu’ils avaient sous la main. Quand ils quittèrent les lieux, il se rendit sournoisement dans le campement et arracha les cœurs de tous les cadavres présents. Quand il eut fini de les avaler « pour Khaine », il dressa un bûcher funéraire en leur honneur avant de se mettre en route vers l’intérieur de ces terres abandonnées de tous. Car, dans un songe, son dieu lui avait prédit qu’il rencontrera là-bas une femme capable de lui enseigner les secrets de la magie noire et du vol des âmes. Jamais il n’avait été aussi satisfait dans sa vie.

Au bout d’une semaine de marche au sein du désert stérile et froid des Terres Sombres, il découvrit finalement une forteresse de fer et d’acier surgissant au milieu de nulle part. Bien que des gardes masqués patrouillaient autour de la citadelle, ils le laissèrent entrer sans broncher dans le lieu d’où s’émanait une odeur de chair et de vie humaine. Il se mit alors à chercher, selon son ressenti, le lieu où il devait trouver cette fameuse femme. Ne la trouvant pas au bout de trois heures de recherche intensives, il cessa sa course absurde pour se reposer sur les dalles de marbre de la forteresse. Peu après qu’il eut clos ses paupières, un violent coup le tira brusquement de son sommeil. Il eut alors le plaisir de découvrir une charmante Elfe noire en face de lui et aussi le déplaisir de découvrir que c’était elle qui l’avait violenté. Avant qu’il ne puisse protester, la Druchii lui fit une offre des plus alléchantes : elle lui offrirait le Savoir en échange de sa servitude. Inconscient, Kelen ne put qu’accepter l’offre de la séduisante créature. C’est ainsi qu’il commença à étudier sérieusement la magie noire. Pendant près de cent années, il dut suivre les enseignements de ce qui se révéla être une prêtresse du Chaos universel. Ainsi, il apprit à canaliser l’énergie des vents du Chaos pour la renvoyer sous l’état de magie brute pour terrasser ses ennemis. Aussi, il découvrit comment voler l’énergie spirituelle de ses adversaires pour la transférer vers lui ou tout simplement vers ses alliés.

Fort de ses connaissances, il profita de l’absence temporaire de son enseignante et maîtresse pour fuir. Il voyagea à travers les contrées jusqu’à arriver en Bretonnie, où il profita d’une incursion corsaire pour se faire recruter parmi sous le nom de Kelen « Sombre folie. De cette manière, l’Elfe arrivé à maturité prit part à de nombreux raids sur les côtes du Vieux Monde. Talentueux, il se distingua des autres Corsaires lors du raid d’Erengrad où, en raison de sa technique de vol d’âme, il permit aux Corsaires de vaincre leurs ennemis et de remporter un butin à la valeur inégalée. En récompense, il reçut le titre de Lieutenant de l’Armada. Bien entendu, ce titre n’étant qu’honorifique, cela n’impliquait aucune responsabilité. Après avoir séjourné près d’une dizaine d’années auprès de la flotte corsaire, il les quitta pour, d’après lui, « rejoindre la mère-âme ». En réalité, abandonner l’armada était formellement interdit mais, grâce à son éloquence, il parvint à convaincre le capitaine de son arche de le laisser quitter le navire pour répondre à l’appel de Khaine. Il lui avoua, à demi-mots, que de grands projets étaient en préparation dans le Vieux Monde. Ainsi, quand l’arche mena un dernier raid à l’Anguille en compagnie de Kelen Sombrefolie, il se sépara d’eux pour se rendre dans la Forêt de Drakwald, où son destin l’attendait…
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